L'histoire de l'orgue
L’orgue trouve son origine dans l’antiquité, où il existait depuis le 3e siècle av. J.C. Il aurait été inventé par Ctésibios d’Alexandrie. A l’époque on l’appelait « hydraule », car l’air sous pression était obtenu par de l’eau enfermée sous une cloche de bronze. Cet orgue est considéré comme le premier, même si on peut déjà théoriquement appeler une flûte de Pan un orgue.
Pendant le moyen âge, l’orgue reste très simple, mais il est banni des églises, comme tous les autres instruments de musique d’ailleurs. Ce sont pourtant les moines qui les fabriquent, car ce sont les seuls à posséder la technique nécessaire. On joue de l’orgue que pendant les fêtes où les banquets. A cette époque, le soufflet commence à remplacer le système hydraulique.
Au début du Xe siècle, la religion accepte enfin l’orgue dans les églises. On assiste alors à un bond dans la production d’orgue, qui devient l’instrument religieux par excellence. De plus, plusieurs avancées techniques vont permettre de complexifier l’orgue de plus en plus, en rajoutant des jeux et des claviers.
Au XIXe siècle, le facteur d’orgue Aristide Cavaillé-Coll améliore grandement la technique de l’orgue, en supprimant par exemple le soufflet manuel. Il invente l’orgue romantique, avec de nouveaux jeux et style de musique. Ce sont des orgues toujours plus imposants, car la mécanique s'améliore et permet de plus grandes réalisations, et toujours plus complexe, même au niveau des sons produits.